Présentation du Défi


Vendredi, 24 janvier 2014, départ de Rimouski

C'est avec beaucoup de frénésie dans l'air que 17 des 20 participants ont quitté Rimouski. Les 3 autres se rendront directement à Montréal pour le départ de l'aéroport du 25 janvier. Orléans Express a offert aux participants deux billets pour le prix d'un. Merci à eux!

Samedi 25 janvier: Départ de Montréal

Vol de Montréal vers Quito. Arrivée en soirée et transfert dans le quartier de la Mariscal.

Dimanche 26 janvier: Quito – visite du quartier historique – Otavalo

Visite du quartier colonial de Quito. En début d’après-midi, transfert vers Otavalo, située plus au nord, au cœur d’une région d’une riche en traditions indigènes. Découverte du marché local.

 

Voici le groupe à Quito. Tout le monde va bien. 

Acclimatation

Lundi 27 janvier: Marche d’acclimatation à Laguna Cuicocha. Départ matinal vers la laguna Cuicocha pour une première randonnée d’acclimatation (4h). Le sentier fait le tour de cette caldera volcanique (3 250-3 500 mètres), un cratère de volcan effondré sur lui-même, et comblé aujourd’hui par un lac. Retour à Otavalo en après-midi.

Mardi 28 janvier: Ascension du Fuya Fuya (4 275 mètres) – Communauté de San Clemente. Ascension du volcan inactif Fuya Fuya, qui surplombe Mojanda. La pente plutôt raide du volcan nécessite un effort supplémentaire et de 4 à 5 heures de marche soutenue, mais la vue est splendide!  Nuit sous la tente. L'itinéraire prévu a pour mardi a été changé pour celui de mercredi.

 

Mercredi 29 janvier: Lagunas de Mojanda - Ascension du Yanaurco (4 300 mètres) Nuit de mardi à mercredi: presque tous les participants se sont réveillés avec de l’eau dans leur tente. Il faut dire que la pluie a tombé toute la nuit…Ce soir et pour les 2 prochaines nuits, les participants logeront dans des familles avec la possibilité de laver et de sécher leurs vêtements. Appréciation soudaine de nos amis pour ce service habituellement "banal" dans notre vie de nord-américains. Aujourd’hui, le temps est brumeux et frais. Un temps idéal pour reprendre la marche vers le Yanaurko.

Acclimatation à une altitude un peu plus élevée: route vers les lacs de Mojanda, situés non loin d’Otavalo, et ascension du Yanaurco (4 275 mètres), en plein páramo équatorien. Le páramo est un milieu unique à l’Équateur et assez humide, dont la flore est exceptionnelle! Nuit et repas chez l’habitant, dans la communauté indigène de San Clemente.

 

Jeudi 30 janvier: Ascension du volcan Imbabura (4 600 mètres) – Communauté de San Clemente. Court transfert en véhicules pour rejoindre le point de départ au sommet du volcan Imbabura (4 600 mètres). Avec 22 au mercure et un peu de crème solaire, nos grimpeurs reprennent leur marche d'acclimatation. C'est la plus grosse journée d'acclimatation de la semaine. Onze heures de marche et d'escalade au total, dans des conditions difficiles et exigeantes techniquement parlant: de la boue glissante au départ et des roches escarpées vers le sommet. Les grimpeurs ont aussi du marcher le long de précipices et de cratères escarpés. "Il fallait rester concentrés" mentionne Marc Côté.  Au sommet, et pour la descente, la brume a fait place au soleil. Les efforts des grimpeurs ont été récompensés par une vue magnifique sur le Défi de samedi: le volcan CayambeL'accès à Internet est difficile, ce qui fait que nous n'avons pas reçu de nouvelles photos et vidéos.  Retour à San Clemente pour le souper et coucher.

 

Vendredi 31 janvier : Journée d’activités à San Clemente ou repos. La communauté de San Clemente, située à 3 600 mètrse sur le flanc du volcan, a développé divers projets de tourisme équitable. Une visite s’impose pour apprécier les méthodes d’agriculture, comme la transmission du savoir sur les plantes médicinales traditionnellement utilisées par les Quaranquis. Les familles de San Clemente hébergeant les grimpeurs ont uni leurs efforts pour préparer un diner communautaire mémorable: maïs, pommes de terre, quinoas et quantité de fruits frais et délectables.  Les participants sont enchantés!

 

Samedi 1er février: Aujourd'hui, les grimpeurs se sont familiarisés avec les techniques de progression sur glacier: marche avec crampons et en cordée et utilisation d'un piolet. Ils partiront à 11 h30 ce soir à l'assaut du volcan Cayambe, un sommet de plus de 5 700 mètres, qu'ils devraient atteindre avant l'aube. Le manque de sommmeil et les symptômes liés au manque d'oxygène ajouteront à la difficulté de ce défi.  Bonne chance à tous!

 

Dimanche 2 février: Ascension du volcan Cayambe (5785m) – Transfert à Palugo. Cette première expérience en haute montagne se fait aux petites heures de la nuit, tout comme pour les ascensions à venir au Cotopaxi et au Chimborazo. Les conditions du glacier sont meilleures la nuit. La neige plus ferme facilite l'ascension tout en la rendant beaucoup plus sécuritaire. Une fois sur le glacier, il faut enfiler les crampons et s’encorder, bref, mettre en pratique ce qui a été appris la veille! L’ascension du Cayambe ne présente aucune difficulté technique mais l’effort exigé pour marcher la nuit, au froid, en crampons et encordés est tout de même considérable pour une première expérience.

Le départ pour le Cayambe a eu lieu à minuit, dans la nuit de samedi à dimanche. Seulement trois grimpeurs sur vingt ont réussi à atteindre le sommet, vers 8 h 30, ce matin: Julie Gagnon, Frédéric St-Pierre et Michel Lavoie. Plusieurs ont décidé de rebrousser chemin, incommodés par les effets de l'altitude. Pour d'autres, la progression en cordée s'est fait trop lentement. Les grimpeurs ont du faire de nombreux détours pour éviter les nouvelles crevasses  qui ont tendance à apparaitre avec une température plus clémente. Pour des raisons de sécurité, le sommet doit être atteint au plus tard à 8 h30.  Plusieurs se sont rendus très près du but sans pouvoir l'atteindre.  Ils vont tous bien, malgré des muscles endoloris par une montée en pente abrupte et glacée, pendant de longues heures. Tous les grimpeurs méritent nos félicitations!  Ceux qui ont eu la chance de se rendre au sommet ont eu un point de vue magnifique sur le Cotopaxi.  

Transfert en après-midi vers Palugo, ou la famille Dammer poursuit un projet de ferme écologique et d’école alternative, sur un site magnifique. Nuit à Palugo en refuge (dortoirs).

 

Lundi 3 février: Palugo - Eaux thermales de Papallacta - Palugo.  Visite de la ferme écologique de Palugo où les participants ont dormi la veille, et qui appartient aux guides de montagne. En après-midi, court détour pour aller profiter des bains thermaux de Papallacta, situés à 3300m d'altitude, sur le versant oriental de la cordillère des Andes. Retour à Palugo en fin de journée, souper et nuit sur place.

 

Mardi 4 février: Volcan Cotopaxi – face sud – Marche d’acclimatation.  Depuis Palugo, il y a une heure de route environ du refuge Cara Sur, sur la face sud du volcan Cotopaxi. Au refuge, à 3 950 mètres d’altitude, rencontre avec Eduardo, grand manitou des lieux. Le reste de la journée sera consacrée à une marche d’acclimatation sur le flanc du Cotopaxi, vers le Morurco. Retour au refuge en après-midi, repas et nuit au refuge.

 

Mercredi 5 février: Volcan Cotopaxi - Marche au camp avancé (4800m).  Grasse matinée au refuge et derniers préparatifs avant le départ vers le camp avancé, en début d’après-midi. Le camp avancé est situé non loin du glacier, à   4 800 mètres d’altitude. La montée est graduelle mais ici, le manque d’oxygène nous impose un rythme plutôt lent. Après 3-4 h de marche environ, nous arrivons au camp. Installation, repas chaud et repos. Le réveil sonnera tôt cette nuit! Nuit sous tente.

 

Jeudi 6 février: Ascension du Cotopaxi (5 897 mètres) – transfert à Baños (1 820 mètres).  Réveil vers minuit (le guide déterminera selon le groupe et les conditions l’heure réelle du lever et du départ). Malgré l’heure, on essaie d’avaler un repas chaud et de bien s’hydrater. Il faut enfiler les vêtements techniques et chauds, le baudrier et chacun prépare son sac pour l’ascension. Départ vers 1 h du matin: la première heure de montée se fait sur un sentier rocheux. Puis, une fois la limite inférieure du glacier atteinte (5 000 -5 100 mètres), on enfile les crampons et la progression se fera désormais en cordée, jusqu’au sommet.

Si l’ascension ne présente pas de difficultés techniques particulières, la pente atteint presque 60 degrés sur la dernière portion de l’ascension et l’altitude est certainement un facteur. Toutefois… ce sommet est l’un des plus spectaculaire de cette région des Andes avec son cône parfait, la vue qu’il donne sur tout le bassin Amazonien, et les nombreux volcans du pays encore couverts de glace. Nous visons l’atteinte du sommet pour le lever du jour, entre 5 h et 6 h du matin. Après les célébrations d’usage, retour au camp avancé pour récupérer tout notre matériel. Descente immédiate au refuge pour un bon repas du midi!

Quatorze des 20 participants ont atteint le sommet du Cotopaxi. En tout, il a fallu 14 heures de marche pour effectuer l'aller-retour sur cette montagne. Arrivés en haut, 8 à 10 participants ont fait de la tire d'érable!! Le projet un peu fou de Marc Côté est devenu réalité!! Bravo à tous pour la détermination et le courage!

En après-midi, transfert à Baños, à 1 200 mètres d’altitude seulement, pour une bonne récupération physique… et morale! Cette petite ville coloniale est située au pied du volcan actif Tungurahua… Si l’activité se poursuit, nous pourrons observer les coulées de lave et explosions le soir venu. Baños… ce sont aussi des bains thermaux naturels! Nuit en auberge, chambres doubles.

 

Vendredi 7 février: Journée d’activités et repos à Baños. Le cadre naturel de Baños est fabuleux, presque tropical, avec ses cascades qui s’écoulent des montagnes, de belles forêts et évidemment… et le volcan qui gronde! Plusieurs options d’activités sont possibles ici, du vélo de montagne (notre choix!), à l’équitation, ou simplement la détente dans les eaux thermales, situées près de l’auberge. Nous profitons du surplus d’oxygène dans l’air pour se refaire des forces. Nuit en auberge.

 

Samedi 8 février: Transfert au refuge Carrel – Volcan Chimborazo.  Il faut à nouveau préparer notre matériel pour une dernière ascension… la plus haute… mais aussi la plus exigeante au plan technique. Une fois fin prêts, nous laissons le reste de nos choses à Banos et n’emporterons que le strict nécessaire jusqu’au Chimborazo. Le plus haut sommet du pays se trouve tout juste de l’autre côté de la vallée centrale qui sépare le pays. Nous rejoignons le refuge Carrel par la route en moins de 2 h… à     4 800 mètres d’altitude. Fin d’après-midi libre pour marcher dans les alentours du refuge ou se reposer. Nous serons tôt au lit en prévision de l’ascension nocturne, touche finale au voyage. Repas et nuit au refuge en dortoir.

Le lever et la préparation du matériel se sont faits rapidement. Ceux qui voulaient tenter l'ascension du Chimborazo dans la nuit ont eu une rencontre avec les guides. C'est la température au réveil en pleine nuit qui aura le dernier mot. Et il faudra prendre une route différente et plus longue qu'à l'habitude parce que les chutes de pierres sont trop fréquentes.

 

Dimanche 9 février: Ascension du volcan Chimborazo (6 310 mètres) – Retour à Baños.  Comme pour les ascensions précédentes, le lever se fait vers minuit pour débuter l’ascension environ une heure plus tard. Un repas est pris avant le départ. La première portion, jusqu’au glacier, ne comporte pas de difficultés autre que l’altitude. À la limite inférieure du glacier, nous enfilons crampons et corde, l’ascension se fait en cordée jusqu’au sommet et comporte un peu plus de difficultés liées aux conditions du glacier, que les ascensions précédentes au Cotopaxi et au Cayambe. Atteinte du sommet aux petites heures du matin et retour au refuge pour récupérer les effets que nous y avons laissé. Nous reprenons la route vers Banos pour aller célébrer! Souper au restaurant et nuit à la même auberge que les jours précédents.

La température le permettant, sept participants ont quitté pour l'ascension du Chimborazo aux petites heures ce matin (dimanche). Six se sont rendus à 5 700 mètres, après une marche en crampons de 9 heures. Ce fut leur sommet à eux et nous les félicitons. Le septième, et le cadet du groupe a atteint le sommet à 6 300 mètres d'altitude. Mathieu Bujold a porté le flambeau pour tous les participants et pour la Fondation!!

Pendant ce temps. les autres grimpeurs avaient choisi de se rendre au pied du volcan à 5 300 mètres. Sommet atteint pour eux aussi.

 

Lundi 10 février: Journée de rafting dans le bassin amazonien – Tena.  On ne saurait conclure un voyage aussi exigeant en Équateur, sans se faire le plaisir d’une descente en rafting dans la région amazonienne de Tena. Selon le niveau d’eau des multiples rivières des environs, notre équipe vous offrira une rivière bien sportive, pour s’éclabousser un peu et lâcher son fou! Ledépart de Banos se fait très tôt le matin… mais ça va, on s’y est habitué à ces départs matinaux! Nuit en auberge à Tena, souper sur une terrasse de la ville.

 

Mardi 11 février: Tena – retour à Quito.  La route choisie passe par le bassin amazonien en direction du nord, avant de remonter la cordillère des Andes par une route spectaculaire qui se faufile entre les hauts sommets. Après-midi libre à Quito, dans le quartier de la Mariscal qui compte nombre de boutiques, cafés, bar-terrasse et librairies. Souper au restaurant, nuit en auberge.

 

Mercredi 12 et jeudi 13 février- Journée libre à Quito. Grasse matinée, visite de la ville, arrêts fréquents où il y a des rafraîchissements.  Le but : aucun horaire établi… 

 

Vendredi 14 février- Retour à Montréal.  Départ de Quito à 00 h 45 pour arriver à Montréal vers les 15 h 00.

La Fondation s'est engagée à verser  200 000 $ des 1,7 million $ requis pour l'achat d’équipement de monitoring et de télémétrie. Ces appareils permettront une surveillance plus étroite des patients à risque aux soins intensifs et coronariens, à l'unité néonatale et à l'urgence.