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Samedi 13 février 2016, départ de Québec

C'est avec beaucoup d’excitation que les 5 participants s’envolent vers Santiago au Chili, pour accomplir le troisième Défi Santé de la Fondation.

Dimanche 14 février, arrivée à Santiago

Les participants arrivent à Calama et se déplacent vers San Pedro d’Atacama. Nuit en auberge et souper sur place.

Lundi 15 février, randonnée dans la cordillère de Sel – Vallée de la Lune

Départ vers le village de Toconao, excursion au salar d’Atacama aux abords de la laguna Chaxa. En après-midi, randonnée de 3 à 4 heures dans la Cordillère du Sel et arrivée à la vallée de la Lune pour le coucher de soleil. Retour pour la nuit en auberge à San Pedro.

Mardi 16 février, San Pedro d’Atacama – El Chañar (2 700 mètres)

Visite de la forteresse de Quitor, construite au 12e siècle avec vue sur l’oasis et les volcans entourant San Pedro. Court transfert et début du trek le long du canyon, vers El Chañar. Campement sous les étoiles à 2 500 mètres soit 4 heures de marche.

Appel de Claude Dionne le 16 février, fin de journée :

Deuxième journée du périple. L'acclimatation se passe bien et l'équipe a un bon rythme de marche. Carlos, le guide local est une véritable encyclopédie vivante.  Nos cinq grimpeurs ont les yeux et les oreilles remplis : des paysages arides mais superbes, les grands marais salés  et toutes les fabuleuses histoires de Carlos! Malgré la sécheresse de cette terre, Claude nous dit qu'il y a plein de vie : Carlos leur apprend que le lithium de nos batteries  provient en grande partie du Chili.​

Il fait jusqu'à 35 degrés Celsius : la crème solaire et le baume à lèvres sont une nécessité absolue.

La journée se termine par une baignade dans un ruisseau qui descend de sources thermales, dans une eau  à 25 degrés. Pur plaisir!!

Mercredi 17 février, El Chañar – El Poblado (3 200 mètres)

Poursuite du trek vers El Poblado, passant des cultures en terrasses, des mines abandonnées et quelques habitations traditionnelles. Les cactus géants parsèment le paysage où ils marchent 6 heures pour arriver jusqu’au campement. 

Appel de Claude Dionne  le 17 février, 16 h 21 :

Après 7 heures de marche (16,5 kilomètres), les grimpeurs sont arrivés à destination pour aujourd'hui, dans le secteur de la rivière Rio Grande. Claude mentionne : Il a été plus difficile de s'adapter à la chaleur torride qu'à l'altitude.  Nous sommes dans un monde de pierres, de roches et de poussière où il ne tombe que 40 milimètres de pluie par an. Nous devons nous protéger du soleil sous peine de "cuire" littéralement! 

Nous nous préparons pour le souper. Ce soir nous dormirons dans un gîte très rustique comprenant deux chambres avec dortoirs.

Jeudi 18 février, El Poblado – Vega Hermosa (4 000 mètres)

Départ tôt le matin, pour une longue montée à pied dans la vallée. Marche jusqu’à Vega Hermosa, petit village situé à 4 000 mètres d’altitude, entouré d’une prairie humide d’altitude où les lamas et les alpacas s’attardent généralement. Nuit en campement.

Appel  de Claude Dionne le 18 février, 16 h 17 :

Aujourd'hui, par un temps plus frais (18 à 20 degrés),  nos amis ont effectué un trek de 14 km en près de 6 heures, sur un dénivelé de 800  mètres.  Ils sont maintenant à 4 000 mètres d'altitude et quelques symptômes apparaissent : léger mal de tête et nez bouché!

Ils sont dans un ancien village inca, lieu de pâturage  des troupeaux de lamas.  Ce soir, souper dans un centre communautaire et coucher dans un abri attenant. Le temps plus frais va permettre un meilleur sommeil.

Demain, départ à 8 h 30  pour une randonnée abrupte qui leur permettra d'atteindre 4 500 mètres. Claude mentionne qu'il faudra ralentir le rythme.  Le moral de tout le monde est très bon.

Vendredi 19 février, Vega Hermosa – Puritama – Tatio (4 300 mètres)

Tôt le matin, départ à pied vers le rio Puritama jusqu’à Guatin, poursuite du trek le long d’une rivière d’eau chaude, jusqu’aux thermes de Puritama soit 3 400 mètres environ et de 2 à 3 heures de marche. Pique-nique, baignade et transfert vers le champ géothermique et les geysers du Tatio en fin d’après-midi, à 4 300 mètres d’altitude. Nuit en campement.

Samedi 20 février, ascension du Cerro Soquete (5 350 mètres)

Départ à 7 h45  le matin pour le premier sommet d’acclimatation et le premier sommet au-dessus de 5 000 mètres d’altitude, le Cerro Soquete, 8 heures de marche aller-retour. À leur retour au campement, baignade dans les eaux chaudes du Tatio.

Conversation Messenger avec Marc Côté, tôt le matin :

Avant-midi de flânage, chacun de son côté, marchés et déjeuner. Marc a même trouvé une pharmacie!! (voir photo).

Appel de Marc Côté , le 21 février 11 h 44 :

C'est vers environ 15 h (heure du Chili), et après 7 heures de marche, que les 5 participants ont atteint le sommet du premier volcan, Cerro Soquete, qui culmine à 5 350 mètres! Quelques uns d'entres eux ont ressenti des malaises liés à l'altitude, mais ils ont persisté et leurs efforts ont été récompensés! Revenus tôt de cette première ascension, les participants ont pu se reposer et se coucher tôt en préparation du deuxième sommet. 

 

Dimanche 21 février, Tatio – San Pedro Atacama – Laguna Blanca (Bolivie)

Marche et observation des geysers, qui, dans l’air frais de l’aube, laissent échapper de hauts nuages de vapeur, sortis des entrailles de la Terre. Retour à San Pedro, dîner et route pour la Bolivie. Arrivée au parc national Eduardo Avaroa, et installation au campement de Laguna Blanca, dans un paysage désertique.

Appel de Marc Côté , le 21 février 11 h 44 :

Ils se dirigent maintenant vers le camp de base du Licancabur, le volcan qui constituera le deuxième sommet à atteindre au cours de la journée de demain. Ils sont de retour dans le désert d'Atacama où il fait environ 35 degrés. Les participants sont maintenant bien acclimatés à cette altitude (environ 4 000 mètres), puisque aucun d'entre-eux ne ressent de malaise.

Lundi 22 février, ascension du volcan Licancabur (5 916 mètres)

Départ prévu à 4 h du matin à l'heure du Chili. Transfert vers la cité inca du Licancabur et ascension du volcan par une crête de lave solidifiée. Descente par les éboulis. Marche de 16 kilomètres et de 10 heures environ pour l'aller-retour  (+1 500 mètres de dénivelé). De retour à San Pedro d’Atacama, au Chili. Nuit en auberge.

Mardi 23 février, San Pedro – Lagunas Miscanti et Miñiques (Altiplano)

Journée de repos et itinéraire allégé ! Montée en véhicule sur l’altiplano jusqu’au village de Socaire, entouré de cultures. Poursuit vers les lagunas Miscanti et Miñiques, 4 000 mètres d’altitude. Retour à San Pedro en fin de journée et nuit en auberge.

Pour Guy et Alexandra

Mercredi 24 février, San Pedro Atacama – Calama – Santiago

Départ de l’altiplano et San Pedro pour regagner Calama. Vol jusqu’à la capitale, Santiago et retour au Québec. Après une nuit sur l’avion, arrivée à Québec le 25 février.

Pour Marc, Claude et Frédéric

Mercredi 24 février, San Pedro Atacama – Littoral Pacifique – Parc national Pan de Azucar

7 heures de route et installation du campement en bord de mer dans le parc Pan de Azucar. Nuit en campement.

Conversation Messenger avec Marc Côté, le 24 février 14 h 25  :

Journée beaucoup plus tranquille pour Claude, Marc et Frédéric. . Déplacement en véhicule.  Ils s'approchent du Pacifique. Au programme : grillade de boeuf chilien et camping sur la plage. Demain, tour de bateau.  Alexandra et Guy arriveront au  Québec le jeudi 25.

Jeudi 25 février, Pan de Azucar – Laguna Santa Rosa (3 800 mètres)

Remontée vers l’altiplano. Les sommets du parc national Tres Cruces apparaissent enfin, descente vers le joli salar de Maricunga, jusqu’à la laguna Santa Rosa, généralement fréquentée par les flamants roses du Chili. Face à eux trône l’énorme cône volcanique du nevado Tres Cruces (6 753 mètres). Nuit en campement.

Commentaires Facebook Marc Côté. le 25 février :

Belle soirée sur la plage de Pan de Azucar  (Pain de sucre) hier le 24. Baignade dans l'eau froide du Pacifique et grillades. Mais la rigolade est finie : on dormira  à 3 700 mètres  ce soir et, ensuite, on monte à chaque jour. Et cette semaine, il a fait -27 degrés sur le Ojos del Salado!

Vendredi le 26 février, Laguna Santa Rosa – Laguna Verde – parc national Tres Cruces

En chemin, vue sur le superbe Ojos del Salado. Arrivée à la laguna Verde où le paysage est à couper le souffle. Baignade dans les sources chaudes près du lac et installation du campement.

Samedi le 27 février, Laguna Verde – Campement Atacama (5 250 mètres)

Monter vers la première partie vers le camp 1 (camp Atacama). Poursuite de la route du véhicule, avec les bagages et quatre heures de marche les séparent encore du campement, situé à 5 250 mètres au-dessus du niveau de la mer. Nuit en campement.

Appel de Claude Dionne le samedi 27 février, à 14 h 50.

Nous pensions que nous n'aurions aucun nouvelle d'eux, jusqu'à mardi 1er mars, mais Claude a apporté le satellite avec eux... 

Frédéric, Marc et Claude viennent d'arriver au camp Atacama à 5 250 mètres d'altitude. Ils se sentent très bien tous les trois. Aucun malaise lié à l'altitude. Claude mentionne qu'il a la bouche comme du papier sablé et le visage qui pique à cause ds grains de sable transportés par le vent. L'endroit est sec. Très sec et très venteux. Demain ils se rendront à un autre camp situé à 5 850 mètres d'altitude. Claude mentione aussi qu'il ne sait pas à quelle heure ils partiront lundi pour tenter le dernier sommet. Il espère que les vents se calmeront, car s'il vente trop, ils devront renoncer à cette dernière ascension qui deviendrait trop dangereuse.

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Dimanche le 28 février, montée au camp Tejos (5 750 mètres)

Sacs à dos bien chargés et marche de 5 heures, en vue pour le camp 2 (camp Tejos). Préparation de l’assaut final. Nuit en campement.

 

Lundi 29 février, ascension du volcan Ojos del Salado (6 893 mètres) – retour au camp 1 (Atacama)

Derniers 50 mètres de dénivelé très difficile en raison de l’altitude! Pente fortement accentuée à l’approche de la cheminée volcanique qui évacuait autrefois la lave du volcan. Corde fixe pour un passage sécuritaire. Selon les conditions, 8 à 12h nécessaires pour atteindre le sommet et regagner le camp Atacama.

Appel de Claude Dionne, le lundi 29 février, 12 h16.

En direct du sommet, appel très bref parce que l'énergie est faible et l'oxygène rare, pour annoncer à Paule Côté que Marc et Claude sont au sommet du Ojos del Salado.  Ils se préparent déjà à redescendre vers le camp Tejos à 5 750 mètres.

Ils ont atteint le plus haut sommet de toute l'histoire des Grands DÉfis Santé de la Fondation!!

Appel de Marc Côté, même jour, plus tard, du camp Tejos.

Ils ont grimpé pendant 10 heures 30 minutes pour arriver au sommet. L’ascension était particulièrement difficile : environnement très sec, roches et poussière omniprésentes avec des vents à plus de 50 km/heure. La dernière partie du trajet, sur près de 180 mètres, s’est faite sur de grosses roches instables avec des cordes fixes, donnant à l’ascension des allures d’escalade, alors que l’oxygène se faisait rare.

Et, finalement, les efforts sont récompensés après une ascension épuisante : un sommet qui avoisine les 7 000 mètres et permet une vue panoramique sur des centaines de de kilomètres. De l’aveu de nos grimpeurs, voir si loin change le point de vue qu’on a sur la vie. On peut comparer les efforts requis pour faire l’ascension aux efforts que les personnes malades doivent mettre chaque jour pour lutter contre la maladie.  Le sommet se compare alors à la guérison.

Marc rend un bel hommage à Frédéric St-Pierre qui a choisi de rebrousser chemin pour ne pas nuire à ses camarades.  

Mardi 1 mars, Camp Atacama – Caldera (Copiapo)

Longue route de retour prévue jusqu’à la côte, passant par laguna Santa Rosa avant de rejoindre la ville de Copiapo et sa jolie plaza de armas (place centrale). Arrivée à Caldera, au bord de l’océan Pacifique. Nuit à l’auberge.

Pour les prochains jours, nos trois valeureux participants se paient quelques jours de farniente bien mérités. Pas de montagnes, pas d'escalade, juste du repos.

Ils seront de retour au Québec le lundi 7 mars.